La Flandre moisie et… la Belgique putride
Nous y sommes ! Depuis dimanche dernier, je me frotte les yeux, je tends les oreilles, à droite et à gauche, j’arpente la presse. Non, rien, vraiment, ou si peu. L’étau s’est refermé sans grincement, à peine un petit couinement ici ou là.
C’est devenu irrespirable.
C’est le même scénario qui se reproduit. Chaque fois, on pense à un dernier soubresaut pour la forme, à un petit hoquet pour maintenir le folklore, quand il se reproduit en Europe ou ailleurs. Et puis, la réalité vous saute aux yeux, vous griffe le visage, vous tord le ventre et c’est la consternation, la colère, la rage.
Bruxelles, cœur de l’Europe, capitale de la Belgique et de la Flandre. Un homme a pris le pouvoir par les urnes, comme il se devait, et il est inutile de revenir sur le bien fondé de ces dernières élections, de leur nécessité, des échecs antérieurs qu’elles n’ont fait que prolonger, de la pusillanimité des négociations qui y ont conduit. Mais nous en sommes là, aujourd’hui. Le maître du jeu politique du pays incarne un cauchemar pathétique, une farce qui donne froid dans le dos, une bonhomie calme et cynique, perverse même, qui ne s’est jamais empêchée d’envoyer les signaux qui nous renvoyaient au plus glauque de l’histoire. Cela n’a pas suffi et, apparemment, ne suffit toujours pas. Cet homme s’appelle Bart De Wever et il s’est déplacé tout sourire pour écouter Jean-Marie Le Pen en 1996. Il a encore assisté à l’enterrement de Karel Dillen, le fondateur du parti néo-nazi, le Vlaams Blok, plus récemment, et ne rate, par ailleurs, aucune occasion de rejoindre un attroupement flamand sur quelques lieux symboliques de la Flandre éternelle, fait de folklore kitsch et de fantasme délirant. Il s’est enfin, pour compléter ce triste tableau, offusqué des excuses du bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens, adressées à la communauté juive pour l’implication de l’administration anversoise sous l’occupation. En un mot, cet homme ne cesse de remuer les passions les plus viles, les élans les plus crapoteux, les concepts les plus douteux.
Face à cet affichage à peine masqué, à ces quelques repères qui ne trompent pas, à cette réussite électorale évidente, que voit-on ? N’y aurait-il pas ne fut-ce qu’une lueur dans les commentaires, les analyses, les textes de quelques-uns pour dire que, non, cela n’est pas possible, n’est en aucun cas recevable, que la plaisanterie a assez duré ? Pour dire, plus simplement encore, que quiconque veut continuer à joindre, dans une radicalité aussi pataude, langue et territoire doit être empêché, combattu, neutralisé ?
Eh bien, non ! Le spectacle est navrant et accablant.
Côté flamand, d’abord. Je passe sur ce qu’il aurait été bon de faire jusqu’ici pour prévenir et contenir. Mais où êtes-vous, à cet instant, auteurs, créateurs, artistes que souvent j’admire ? Vivrais-je sur une autre planète pour que ne me parvienne aucune réaction publique de votre part. Votre silence me glace.
Je pense aussi à cette presse flamande, toute la presse flamande. Je passe, encore une fois, sur ce qu’elle a fait en amont, même si à l’évidence le cadre journalistique était parfaitement construit pour que ce qui arrive maintenant en soit une conséquence logique. Mais je ne passerai pas sur les éditoriaux que j’ai pu lire au lendemain des élections, que ce soit dans De Morgen ou De Standaard, dont la complaisance, la jubilation, aussi, que l’on pouvait lire entre les lignes, est à proprement parler catastrophique, complice et coupable.
Côté francophone, ensuite, qui ne manque pas de belles âmes, qui ne manque pas de capacité de résistance et de compromis. Qu’y voir aujourd’hui, si ce n’est un attachement à la Belgique qui a bon dos, qui à long terme pourrait même se trouver, en forçant le trait, tout aussi coupable. Car c’est d’une seule voix que parlent des personnalités dont je n’ignore pas, pour certaines, les qualités, la rigueur et l’honnêteté intellectuelles, c’est d’une seule voix, oui, qu’elles se résignent, comme à une évidence, à la logique du compromis et du dialogue avec ce Bart De Wever, dans l’espoir de sauver la Belgique et son unité. Le pire, encore. Car si l’idée de nation, quelle qu’elle soit, ne devrait plus être régulatrice pour toute vraie politique, a fortiori, elle devrait encore moins l’être quand l’agenda du jour, le jeu démocratique réduit à son stade le plus trivial du simple comptage, requiert un pacte avec le rance et le moisi. De cette Belgique, je ne veux pas, et je ne voudrai jamais.
Alors, pour l’heure, c’est la honte que je ressens ! De vivre, ici, de travailler, ici. La colère face à une prise d’otage des meilleures intelligences et des visées politiques véritablement constructives dont j’ai la faiblesse de croire que le Parti socialiste, francophone, peut encore les porter.
D’urgence, il faudra que les démocrates flamands, mais aussi tous les intellectuels dignes de ce nom, se désolidarisent de leur premier parti et de celui qui l’incarne. Par des gestes et des mots qui en seront à la hauteur. D’urgence, également, il faudra que ceux qui, côté francophone, sont sortis gagnants de ces élections pensent radicalement à ce à quoi ils s’engagent. Je pense que ce sera la première adresse, la première posture, le premier signe, les premières phrases échangées qui prédiront de tout le reste. Réfléchissez. Est-ce que l’unité de la Belgique est au prix de ce risque, qui me paraît effarant, et dont je ne doute pas que nous pourrons avoir honte le jour où nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer ?
Pour finir et pour guider cette réflexion, ces quelques lignes que Klaus Mann adressait, si ma mémoire est bonne, à Stefan Zweig dans les années 30 : « La psychologie permet de tout comprendre, même les coups de matraque. Mais cette psychologie-là, je ne veux pas la pratiquer. Je ne veux pas comprendre ces gens-là, je les rejette ». Oui, nous y sommes.




Si tu veux que qqn lises ton texte, ajoute un résumé svp. merci
Excellente analyse ! Je ne sais si cela peut vous réconforter mais, en plus de moi, vous n’êtes pas le seul à penser cela. Voir le lien suivant, que vous connaissez peut-être ? http://blog.marcelsel.com/archive/2010/06/14/un-futur-premier-chez-les-nationaux-socialistes.html#more
Félicitations et courage pour la suite de votre juste combat.
Bien à vous.
Denis
[...] Article de @gillescollard sur son blog. [...]
Cher Gilles, on a failli se croiser à la foire du livre. Un certain Marc m’y a fait acheter l’intégrale de Pylône. J’ai sur mon bureau, depuis, le dernier numéro, simplement pour ne pas devoir me lever quand, de temps en temps, j’ai besoin de relire «la salle des noms». Je n’ai pas beaucoup de place sur mon bureau, et je n’ai pas beaucoup de temps pour lire en ce moment.
Il y a deux ans, j’ai écrit un drôle de livre (Walen Buiten, qui est sorti en mars) avec le même sentiment que toi. Exactement le même sentiment : qu’on nous impose une vision “ethnique”, qu’on nous fait croire à une bataille entre les Flamands et les autres, alors que la seule vision possible oppose démocratie et nationalisme. Le nationalisme est toujours une doctrine oppressive. Sinon, c’est du patriotisme ou du régionalisme.
Je voulais t’écrire que depuis un an, je résiste ouvertement sur mon blog, je commets des erreurs, mais je résiste. Je dénonce. J’explique. Je dialogue. Je réagis. Je reçois le soutien discrets d’autres journaliste. Il y a un mouvement qui peut naître, un mouvement intelligent qui dépasse les partis, les institution, les médias traditionnels et se définit à partir d’une citoyenneté, des droits de l’homme, d’une vision humaniste post-nationaliste.
Je ne veux pas faire de pub pour mon blog ici, je ne suis pas venu pour ça, je t’envoie ce même message sur Facebook avec l’adresse. Je voulais simplement compléter une rencontre qui ne s’est pas faite, à la Foire du Livre, donc (on s’est serrés la main et on a été happés.) et te dire que j’ai aimé ce texte avec démesure. Ce n’est pas tous les jours qu’on partage une détresse.
Il y a vingt ans que je suis l’évolution de la Belgique et je savais. Souvenez-vous le film “Cabaret” qui illustre parfaitement la montée du nazisme. Les ingrédients: le culte de l’argent et des perversions. Relisez d’urgence Thomas Mann.
Excellente analyse. Je suis sidérée par le silence actuel, mi-apeuré, mi-admiratif . J’ai remis sur mon blog http://www.caroline-persoons.be cette photo de Le Pen et De Wever. Certains m’expliquent que De Wever était jeune, que c’est du passé et qu’il assume parfaitement bien en expliquant clairement les choses. Il assume, c’est certainement ce qui est le plus sidérant. Pauvre B… comme écrivait Baudelaire.
Enfin un éveillé qui nous apporte un peu de lucidité et qui pousse le cri légitime contre ce silence qui commençait à ronger tout espoir. Je craignais que les intellectuels belges ne reste abasourdis par ce coup de massue au goût amer, je constate que certains sont encore prés à agiter les consciences.
Encore merci pour vos mots et Courage !
Merci! Tout simplement.
Je suis moi même belge et avais besoin de voir que quelqu’un d’autre partageait mes sentiments sur ce qui ne peut plus durer.
A faire lire à tous les belges!
Je suis médecin et vais le prescrire à mes patients – et pas en doses homéopathiques!
Bonjour Gilles,
Merci pour ce texte. Le manque de réaction dans la presse au lendemain des élections était effrayant mais c’est la manière dont la NVA est d’un coup devenue fréquentable (parce qu’incontournable?) qui me fait le plus peur. Tout le monde ou presque a retourné sa veste sans ciller.
J’espère que ta voix trouvera écho.
amitiés,
Philippe
En réalité, un nationaliste qui gagne sa flandre, que peut-il encore conquérir après ?
Il est dangereux par sa pensée, mais il n’a pas l’ambition de conquérir le monde, seulement quelques kilomètres carrés et ensuite, les hommes et femmes qui habitent ces kilomètres seront repliés sur eux-même.
L’Europe n’est pas la porte de sortie pour une mentalité pareille. Cette mentalité les exclura tous seuls
Bonjour,
je regrette mais je ne partage pas du tout votre point de vue. Je suis Flamand et j’ai voté pour la NVA. Pourquoi être contre l’idée de responsabiliser les régions des choix électoraux qu’elles font? Le sud du pays vote à gauche et le nord vote à droite. Si dans ces temps de crise économique nous devons toujours trouver des compromis je redoute que nous arrivons uniquement à prendre des demi-mesures. De plus faire des allusions à une certaine période de l’histoire est vraiment de très mauvais goût. Ce n’est tout de même pas la Flandre qui exige un “corridor” ou l’Anchluss des communes à facilités à Bxl. Je reconnais que dans la plupart des communes à facilités il y a une majorité francophone qui ne dépassait pas les 40% quand la frontière linguistique a été tracée. Il n’est que question de bonne éducation et de respect d’apprendre la langue de la région où on s’installe.
Ce qui est décevant dans tous ces commentaires de bonnes âmes qui luttent pour la démocratie et qui donnent l’impression de trouver grave ce qui se passe en Flandres et en Belgique, c’est qu’ils ont la courte vue et la mémoire sélective. Je suis d’accord que ce que représente Bart De Wever et ses amis est répugnant dans plusieures de ses manifestations, mais dans un mariage ou dans une guerre, c’est rarement une partie qui est le monstre et l’autre la victime. Analisons un peu l’histoire de la Belgique et la croissance du nationalisme flamand. Oui, on nous sort sans cesse la collaboration flamande, mais le grand parti de la collaboration était le Rexisme, parti totallement francophone, dont le président Léon Degrelle, grand ami du führer était bien Wallon, on n’en parle jamais du côté francophone, il a fallu attendre les années 80 pour que feu Maurice De Wilde fasse un série de documentaires sur la collaboration en Belgique (toute la Belgique!), et ce n’était pas propre ni du côté flamand, ni du côté wallon ou bruxellois. Une grande partie de la collaboration flamande était directement inspirée par l’église catholique qui voyait en Hitler un garant de la mort du communisme et elle envoyait des milliers d’adolescents flamands au front russe. Ils étaient tout aussi victimes que coupables. Et que dire de la collaboration de la sidérurgie wallonne aux efforts de guerre des nazis. Arrètons d’utiliser la passé comme il nous convient, le présent est suffisament compliqué. Parlons du parti socialiste wallon: regarder le film de Patric Jean : “les Enfants du Borinage”, lettre ouverte à Henry Storck” qui analyse ce qu’a fait le PS pour les travailleurs wallons: c’est une véritable honte, et c’est un homme de gauche qui vous le dit. Les ouvriers wallons servent au PS et pas à l’envers comme il se devrait. C´est dans l’intérêt du PS que la misère continu en Wallonie. Mais, quel est l’intérêt de la Flandres d’avoir une Wallonie apauvrie: ça reste son premier marché et son premier partenaire économique. La Flandres a intérêt à une Wallonie forte et saine, intellectuelle et travailleuse, culturelle et ouverte au monde. Ce qui se passe en Belgique et en Flandres c’est qu’une majorité de Belges (les Flamands) en ont assez qu’une minorité refuse systématiquement d’accepter une réalité: c’est que la Belgique pépére dans une Europe où la lingua franca était le français et où parler français suffisait pour se sentir supérieur au reste du monde n’éxiste plus. Les Français l’ont compris eux, les francophones Belges encore trop peu.
Ah… Notre chère Belgique…
C’est, malheureusement, une affaire perdue d’avance.
A moins d’un miracle: que les voix qui portent entendent l’appel de ce texte…
En tant que jeune bruxellois francophone l’histoire et les culpabilités des uns et des autres, je m’en fiche. Aujourd’hui j’ai 25 ans et il est pour moi question d’avenir et l’avenir ici ne me promet que deux types de scénarios : la fin de la Belgique ou le maintien désespéré de celle-ci au prix de quoi je risque d’y devenir officiellement un sous-citoyen, vendu par des médias et des politiques francophones jouant leur raison d’être sous instinct de survie.
Bart De Wever ou le pervers. Bart De Wever ou l’initiateur du masochisme francophone : “Admirez-le, reconnaissez son intelligence et son talent, lui seul sait ce qui est bon pour vous”, serait-on tenté de nous dire dans cette nouvelle vente aux plus petit dénominateur commun de nos certitudes. Timidement, que l’on tente désormais de nous astreindre à l’autoflagelation, possible nouveau rituel dans le tendre folklore de notre éternelle querelle linguistique. Intenable !
Une fin imminente de la Belgique ou une fin malsaine. À l’odeur de souffre qui s’installe devons-nous céder celle de la liberté de prendre notre destin en main ? Que la Belgique explose ou pourrissons avec elle, mais comment vendre la mèche ?
En tant que séparatiste (et militant anti-fasciste), je ne peux qu’adhérer à ce qui est écrit ici. Mais cet attachement belgicain des francophones que vous mentionnez est justement ce qui a fait le lit de toutes les concessions, de tous les compromis, et ce depuis des décennies: aujourd’hui n’est qu’une nouvelle étape de ce long processus, dans lequel la Flandre voudra plus, encore plus, toujours plus…
Je ne comprend toujours pas cet aveuglement, et je ne vois d’ailleurs pas d’issue: en tant que bruxellois, je vois devant moi un pays où je suis traité en citoyen de 2è classe, injurié et spolié, et menacé d’annexion. Et en effet, désormais, tout le monde politique francophone trouve parfaitement normal de commencer à négocier sur de telles bases, sur une telle vision de la Flandre “triomphante”…
Je ne vais pas la faire trop longue, mais… quitte pour les francophones à être montrés du doigt (cat tout est de toute façon notre faute, n’est ce pas?), autant que ce soit pour une bonne raison: une raison de plus de dire non, encore non et toujours non, et de se séparer… mieux vaut aucun accord qu’un mauvais accord, car “cette Belgique-là”, en effet,a fait son temps…
La révolte Flamande a été menée dans les universités.
Alors, attendre que ( tous les intellectuels dignes de ce nom, se désolidarisent de leur premier parti et de celui qui l’incarne. Par des gestes et des mots qui en seront à la hauteur ). C’est très intellectuellement dit mais si peu réaliste.
Nous sommes partis de ce pauvre petit pays en 1966 – le passage des lois linguistiques nous a ouvert les yeux : “we saw the writing on the wall”, comme on dit ici dans notre pays d’adoption. Et nous suivons de loin la desintegration lente de ce beau petit pays. Quel gachis!!
Excellente analyse et très beau texte. Que peux t’on y ajouter si ce n’est une réponse à Xavier qui explique son choix pour la Nva. Cher Xavier, je partage ton point de vue à propos de la responsabilité des régions. Mais à moins d’être totalement naïf ou de mauvaise foi, il ne s’agit pas de celà. Faire référence à une certaine période de l’histoire est de mauvais goût dis-tu. En effet, mais ce mauvais gout provient de celui qui par son comportement et ses idéaux tente de raviver cette période. Tous les grands centre urbains au monde s’étendent et débordent sur leur périphérie. Celà s’appelle l’extention urbaine partout dans le monde et “l’Ansluss” dans la propagande du Nva qui a beaucoup de mal à cacher ses origines. Enfin, il n’y aurait pratiquement pas d’écoles neerlandophones à BXl et sa périphérie si les francophones n’y envoyaient pas leurs enfants. Les partis d’extrème droite ont tjrs besoin de fustiger une population ou un groupe ethnique car elle base leur succes électoral sur la peur de l’autre. Enfin, un autre intyerlocuteur rappele que le français n’est plus la langua magna. Certes. les Français l’ont compris dit-il, mais pas les francophones belges. Peut – être , quoi que j’en doute. Mais une chose est sûre, de tous les “Français ” de la terre, seuls les francophones belges s’intéressent un tant soie peu à la langue et à la culture flamande. Les autres savent à peine que celà existe.
Si les francophones respectent la frontiere linguistique, demandes par les francophones, la belgique a une chance. Si les flamands doivent payer pour les decisions francophones catastrophiques (didier sur departement finances, le PS avec le budget sante qui doit croitre 4.5 chaque annee …..), la belgique a aucune chance.
Les francophones (dont certains avec des aspirations colonisateurs) doivent trouver leur propre responsabilitees. Comme c’est facile de creer des monstres en flandres.
la press francophones, qui n’explique pas que 3 des 6 bourgmestres francophones respectent les lois et ils sont acceptees par les autorites flamands, est coupable de propaganda.
J’aime beaucoup la réaction d’Eric qui se déclare militant anti-fasciste, mais séparatiste !! Séparatisme vaut bien nationalisme et nationalisme reste inséparable de racisme et de fascisme.
En outre, félicitations pour le futur Premier Ministre homosexuel déclaré – Une première au Monde ! – et à la tête d’une coalition gouvernementale “belge” NATIONAL – SOCIALISTE !!
Heureux de toujours être ridicules aux yeux du Monde, les habitants de l’espace géographique “belge” tiennent absolument à faire la démonstration qu’ils peuvent encore faire beaucoup plus dans le RI-DI-CU-LE !!
Et ce qui est choquant, c’est que 30 % de fachos ne provoquent plus la réaction de 70 % de non-fachos, mais seulement 70 % de mous résignés à laisser-faire, OU autrement encore 70 % de mous résignés à COLLABORER à un projet insensé de destruction d’une Belgique, seule expression au monde d’un Etat où pouvaient vivre ensemble des communautés différentes !!
Dernier paradoxe stupide des “Belges” : la plupart d’entre-eux sont favorables à l’idée européenne à l’inverse des autres pays ! Autrement dit ils souhaitaient vraiment l’Europe, mais ils ont saboté et anéanti le seul Etat qui ressemblait à une Europe Unie !
BRAVO ! Très forts ! Et les bruxellois qui se rêvent déjà dans un espèce de Monaco à eux ! La réalité sera “leer vlaams !”
un dessin post verkiezingen/elections 2010…
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